Nouvelle campagne d'adhésion et de ré-adhésion 2017/2018 fin septembre sur le site, à très bientôt ! Déduction fiscale sur la cotisation !

Santé et Société

Le site de l'association des Professeurs de Sciences Médico Sociales APSMS

Sciences médico-sociales
Pédagogie
Colloques
L'Association
L'Adhésion
Les Lettres
Les Revues
Edito
Santé publique
Vieillesse
Famille-enfance
Handicap
Exclusion
Protection sociale
Ville
Exclusion
Les chiffres
> 8,6 entre 5 et 8,6 millions de personnes pauvres en France
> 2,5 millions d'enfants vivent dans une famille pauvre
> Les personnes le plus en précarité meurent 28 ans plus tôt
Accueil > Exclusion

Vient de paraîtreLes auteurs analysent l’évolution des prestations sociales de 1981 à 2014. Ils constatent que les dépenses liées à la pauvreté et à l’exclusion augmentent fortement : En effet, en 1981, ce risque était très limité : la mise en place du RMI puis du RSA a contribué au dynamisme de ces dépenses dans un contexte de chômage de masse, notamment de longue durée.
Timothée Barnouin et Aurore Domps , 2016, « Les prestations sociales de 1981 à 2014 : trois décennies de maîtrise des dépenses de santé et de vieillesse », Études et Résultats, n°949, Drees, Février.
En savoir plus

Plan pluriannuel contre la pauvreté et pour l'inclusion sociale
Retrouvez le plan pluriannuel contre la pauvreté 2013 : Téléchargez le pdf


Vulnérabilité : un vocable contemporain
Les termes désignant l’exclusion, la pauvreté ou la précarité ne cessent d’évoluer. Parmi ceux qui connaissent aujourd’hui le plus de « succès », et qui s’étend à l’ensemble du champ médico-social, figure celui de vulnérabilité. L’historienne Axelle Brodiez-Dolino décrypte le sens de ce vocable dans notre société.
Voir l'article sur le site la vie des idées


4 millions de personnes reçoivent en France un minimum social Regroupés en neuf prestations destinées à différents publics et aux montants très inégaux :
Avec 1,8 million d'allocataires, le RSA est le minimum le plus répandu : il s’adresse aux personnes de plus de 25 ans. Un million de personnes touchent l’allocation adulte handicapé, 560 000 le minimum vieillesse et 450 000 l’allocation de solidarité spécifique (chômeurs en fin de droits). Les autres minima, destinés aux invalides, aux anciens détenus ou demandeurs d’asile, aux chômeurs âgés ou aux veuves et veufs ne regroupent que 170 000 personnes. En incluant les conjoints et enfants, cela représente 7 millions de personnes couvertes par un minimum social.
Cet ensemble de prestations assure un filet de sécurité minimum et évite qu’une partie de la population tombe dans la misère la plus complète. Ces minima sont attribués principalement à des personnes en difficulté sociale, âgées ou en mauvaise santé. Les plus jeunes en sont dans leur très grande majorité écartés. Les prestations sont de montants très variables, de 348 euros mensuels pour l’allocation temporaire d’attente à 800 euros pour les minima vieillesse et handicap. Le législateur a donc établi une hiérarchie des besoins, en privilégiant les aînés et le handicap. Quoi qu’il en soit, tous ces minima sont très en dessous du seuil de pauvreté fixé à 60 % du niveau de vie médian, qui approche les 1000 euros. Le RSA, avec ses 512 euros mensuels maximum n’en représente que la moitié.  Loin d’être suffisantes pour s’en sortir, ces prestations sont le plus souvent complétées par d’autres ressources (allocations familiales, logement, soutien familial, petits boulots, etc.).
Dans leur ensemble, les minima sociaux ont coûté 23 milliards d’euros en 2013, soit l’équivalent de 3,4 % des dépenses de protection sociale et 1,1 % du Pib. Si l’on écarte les personnes âgées et malades, les prestations uniquement associées à des conditions de ressources (principalement le RSA et l’ASS) coûtent environ 0,6 % de la richesse produite annuellement par le pays ou moins de 5 % de l’ensemble des pensions de retraite.
(Source : centre d'observation de la société / 20-08-2015)

Une opinion publique de plus en plus méfiante vis-à-vis des systèmes de solidarités 90 % des Français se montrent personnellement préoccupés par la pauvreté et un tiers d’entre eux se sentent directement concernés par le risque de devenir pauvre dans les cinq prochaines années, comme le souligne le baromètre d’opinion de la DREES (BVA-DREES, 2015).

Cependant, alors qu'en 2012, 34 % des personnes interrogées estiment que « faire prendre en charge par la collectivité les familles aux ressources insuffisantes leur enlève tout sens des responsabilités », ils sont 44 % en 2014. De même, 37 % des enquêtés estiment maintenant que « les personnes pauvres n’ont pas fait d’effort pour s’en sortir », contre 30 % en 2012 (Bigot et al., 2014).

Les travailleurs pauvresLe nombre de travailleurs pauvres progresse (9 juillet 2015). Il est passé de 913 000 à 1,07 million entre 2002 et 2012 (+17 %), si on utilise le seuil de pauvreté situé à 50 % du niveau de vie médian. Le taux de travailleurs vivant sous le seuil de pauvreté est passé de 3,7 à 4,2 % durant la même période. De plus en plus d'actifs occupés, salariés ou indépendants, doivent se contenter de revenus du travail inférieurs au seuil de pauvreté, soit 822 euros par mois en 2012.