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Les chiffres
> 1514 Quartiers prioritaires
> au 31 décembre 2015 plus d'1 million de foyers allocataires des CAF vivent dans les quartiers prioritaires
> 1054 Conseils Citoyens ont été constitués ou sont en cours de constitution dans les QPV

source : ONPV  rapport annuel 2016
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Observatoire national de la politique de la ville : le rapport annuel 2016  paru en avril 2017Ce rapport s'articule  autour de deux grandes parties.
La première partie est un recueil de trois études approfondies : la première étude présente trois typologies des quartiers prioritaires de la politique de la ville ;  la deuxième porte sur la politique de rénovation  des QP ; la troisième présente un premier état des lieux de la mise en place des conseils citoyens.
La seconde partie rassemble des fiches synthétiques sur chacun des trois piliers de la politique de la ville (cohésion sociale, cadre de vie et renouvellement urbain, développement de l'activité économique et de l'emploi) ainsi que sur les moyens financiers qui y sont afférents.
Télécharger le rapport sur http://www.onpv.fr/publications



Inégalités territorialesNos territoires divers, présentent des disparités marquées dans les domaines économiques, démographiques, sociaux, et environnementaux. Celles-ci peuvent être liées à des différences structurelles dans le degré de peuplement des espaces, dans les caractéristiques de leur tissu productif local ou encore dans leur paysage. Par exemple, les territoires densément peuplés ou ceux qui sont orientés vers l’économie de l’innovation sont en moyenne plus riches que les autres, et les territoires de montagne présentent des enjeux particuliers en matière d’accessibilité. Les disparités entre les espaces ne sont cependant pas réductibles à ces seules grilles d’analyse ; elles sont aussi liées à des modes de vie et à des pratiques culturelles spécifiques à chaque territoire.

Ces disparités évoluent dans le temps : elles sont en recul sur le long terme sur le plan économique, mais les phénomènes de convergence entre territoires sont remis en cause par la crise. Les inégalités – de revenus, par exemple – entre les territoires et entre les individus augmentent, un phénomène qui affecte avant tout les plus fragiles.

Toutefois, certains facteurs ou processus atténuent ou contrebalancent ces disparités. Des modèles de développement alternatifs à la métropolisation apparaissent. Les interdépendances entre territoires impliquent par ailleurs la mise en réseau des différents types d’espaces, et mettent en lumière leurs complémentarités. Les acteurs publics et les citoyens contribuent également à la création d’un équilibre dans les territoires, en adoptant des mesures de préservation de l’environnement, ou en multipliant les canaux de diffusion des services au public dans les espaces qui en sont dépourvus, afin d’assurer une qualité de vie adaptée aux aspirations des résidents.

Cependant ces disparités ne constituent pas nécessairement des inégalités entre territoires : elles reflètent aussi la diversité des populations qui les habitent et dont les aspirations en matière de qualité de vie sont en effet variées, car toutes ne recherchent pas un cadre de vie identique. Aussi, la diversité des territoires peut être lue comme autant d’offres à destination de populations aux attentes multiples ou subissant des contraintes différentes. Pour identifier et mesurer cette diversité, il est donc nécessaire de construire des indicateurs complémentaires au PIB, qui fassent consensus auprès des acteurs et des citoyens, et qui rendent compte de différentes dimensions.

Le rapport 2014 de l’Observatoire des territoires « qualité de vie, habitants et territoires », remis le lundi 11 mai 2015 propose quelques indicateurs de qualité de vie, mobilisables dès aujourd’hui dans l’ensemble de l’espace français, et un guide méthodologique afin de mettre en œuvre un diagnostic local partagé de la qualité de vie offerte par un territoire.



Étude exploratoire de l’impact des jardins partagés sur la « cohésion sociale »Lancée en 2014 et réalisé par le bureau Plein Sens à la demande de l’Acsé, une étude exploratoire « de l’impact des jardins partagés sur la « cohésion sociale » », a été menée à partir de l’observation de 10 jardins partagés situés « en pied d’immeubles » dans des quartiers prioritaires de 8 villes hors Ile-de-France (Angers, Bordeaux, Villenave d’Ornon, Lyon, Vénissieux, Quimper, Strasbourg et Toulouse). Des entretiens ont été conduits, in situ, avec les jardiniers, les animateurs du projet, les services territoriaux, les bailleurs, mais également avec des observateurs du quartier (habitants, travailleurs sociaux, délégués du préfet, ...). La cohésion sociale générée (ou pas) par le jardin est abordée par échelles sociales croissantes, de l’individu au groupe jusqu’au quartier. L’étude démontre qu’un jardin partagé dans un quartier d’habitat social a, sur la cohésion sociale, un impact qui ne relève pas d’un mécanisme unilatéral, spontané et « naturel ». Les impacts ne sont jamais vraiment « là où on les attend » ni « comme on les attend ». Le jardin partagé est donc particulièrement efficace pour « amener » vers un lieu de socialisation des personnes isolées et abîmées et pour servir de creuset à un tissage graduel de liens. Inversement, c’est un lieu où la dimension collective n’est pas prescrite par l’activité. Sans être une solution « magique », le jardin partagé est un objet transversal qui permet de répondre, sur un territoire, à de nombreux objectifs visés par différentes politiques publiques et qui se développe rapidement, invitant les collectivités à repenser les frontières entre espaces publics et privés et à repenser la nature comme un levier essentiel d’aménagement de la ville.

CGET (commissariat général à l’égalité des territoires)  - Année d'édition : 2015