Santé et Société

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Edito Avril 2016 - Association des Professeurs de Sciences Médico-sociales

D’abord, il y a ceux qui sont en Seconde générale et technologique avec l’enseignement d’exploration Santé et Social, puis ceux qui sont chargés de la discipline Sciences et Techniques Sanitaires et Sociales en classe de première ou terminale ST2S sans omettre ceux qui sont en STS ESF ou en année préparatoire au DCESF dans des modules comme Animation/Formation, Communication écrite et orale, Travail en partenariat institutionnel et interinstitutionnel… il faut ajouter les enseignants en STS SP3S ou dans la filière Imagerie médicale en cours de rénovation.
Ce sont souvent les mêmes qui se situent à la fois dans le Secondaire et le Supérieur ou qui sont devenus des experts de tel niveau, de telle formation avec l’habitude, avec l’accord implicite de leur Proviseur ou parce qu’ils ne veulent pas partager !
Ensuite il ya aussi ceux qui interviennent dans les classes préparatoires aux concours de la santé et du social ou qui sont aspirés par l’Université ou les IUT comme PRAG ou PRCE, ceux qui complètent au GRETA ou dans d’autres organismes de formation…et ceux qui ont choisi d’autres voies comme personnel de Direction à l’Education Nationale ou encore qui ont opté pour le Ministère des affaires sociales et de la santé, les collectivités territoriales, les associations ou encore les mutuelles, détachés pour un temps ou complètement détachés !

D’abord il ya les agrégés (depuis peu), les certifiés, les contractuels, les vacataires, ceux qui ont un statut, ceux qui n’en ont pas, ceux qui ont opté pour le public ou le privé.
Ensuite il y a ceux qui ont réussi leur concours et ceux qui aspirent à le passer, à le réussir et ceux qui attendent d’être titularisés avec le temps et qui n’ont qu’une crainte être mutés sur un territoire qui leur est inconnu ou trop lointain…

Il y a ceux qui ont été approchés et recrutés par le Rectorat et ceux par Pôle emploi ou par le réseau pour rendre service, pour patienter en attendant un emploi ou encore pour s’essayer au métier d’enseignant.
Il y a ceux qui en feront toute leur vie professionnelle et les autres qui feront quelques jours ou plus, il y a ceux qui considéraient avant qu’enseigner c’était un travail à mi-temps avec beaucoup de vacances et après que c’est un travail à temps plein avec beaucoup d’investissement mental et pas seulement !
Il y a ceux qui partiront en retraite avec regrets et ceux qui sont impatients de quitter parce que les élèves ne sont plus comme avant, parce que tout le monde a son Bac ou parce qu’ils comptent sur une troisième vie pleine de promesses et sans contrainte…
Il y a enfin quelques chiffres, toujours inachevés et sujets à interprétation ou à opposition, qui compte t-on et comment le fait-on ?
Commençons par des certitudes, ceux qui s’inscrivent aux concours en 2016, ils sont 395 candidats à l’agrégation, 441 au CAPET externe et 140 au CAPET interne mais aussi 92 au CAFEP et 42 au CAER. Ce sont parfois les mêmes mais ces première données représentent une partie des non titulaires si l’on fait exception des candidats à l’agrégation externe qui pour le moment sont majoritairement des certifiés !
Poursuivons par les données offertes par la DEPP sur le site du Ministère et qui décomptent les enseignants du second degré devant élève par groupe de disciplines en France métropolitaine et dans les DOM, y compris Mayotte.
Notre discipline n’est pas recensée comme telle mais classée dans une rubrique intitulée « paramédical et social, soins personnels » déclinée au Collège, en lycée général et technologique ou encore en lycée professionnel.
Si l’on retient uniquement les LGT à la rentrée 2014, ce sont 1 928 collègues pour le public et 1 960 pour le privé mais sans faire ici la distinction entre la voie technologique et professionnelle.
Pour le public seulement, la répartition académique indique que c’est l’Académie de Créteil qui pour ce groupe disciplinaire accueille le plus grand nombre de collègues avec 306, suivie de l’Académie de Versailles (241) et de Paris (119).
Les non titulaires pour le public ne représenteraient que 18,8% de l’ensemble et les femmes constitueraient 91% des collègues mais qui en douterait, c’est sans doute la seule certitude !
Pour les lycéens, ce sera plus facile, comme l’indique une note de la DEPP de mars 2016, depuis 2004 on note 50 000 candidats au bac dans la voie technologique qui continue de perdre des élèves.
C’est la situation des élèves de terminales ST2S qui perdent 3 700 inscrits au Bac entre 2014 et 2015 depuis la fermeture du BEP CSS, des classes d’adaptation et l’attractivité du Bac professionnel ASSP.