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Quelle place pour les enseignements technologiques dans le futur lycée des possibles et ... des impossibles !
Rapport d'étape au 2 février avant les annonces ministérielles attendues le 14 février
Edito Février 2018 - Association des Professeurs de Sciences Médico-sociales

Après les suppositions, les rumeurs et les silences, est venu le temps de la publication du rapport de la Mission Mathiot et bientôt celui des premières décisions gouvernementales attendues le 14 février (limitées à l'examen ?) comme une marque d'Amour en cette Saint Valentin portée au renouveau et à l'excellence du système éducatif !
Après un temps d'observation par les acteurs interprété comme un consensus ou une indifférence est venu le moment des exégèses, des analyses mais aussi des pétitions, des demandes de moratoire, des manifestations mais aussi des réactions communautaires où chacun revendique avec le soutien d'universitaires, d'experts pour sa discipline, celle universelle pour l'apprentissage d'une culture commune.

Il faut constater qu'à l'origine des travaux sur cette nouvelle réforme du lycée et du Baccalauréat, le débat s'est centré sur les enseignements scientifiques ou de sciences humaines, très peu sur ceux technologiques mais personne ne s'en étonnera. Pour l'opinion publique comme pour les professionnels de l'éducation en 2018, le bac se résume encore en trois lettres, L, ES et S, celles qui conduisent à la réussite professionnelle et sociale, celle des premiers de cordée qui ont opté aussi pour la classe « Euro » ou encore les options artistiques, numériques ou de langue classique !

C'est ensuite au détour d'auditions, de documents de travail que la question est venue : quelle place pour les séries technologiques actuelles avec leur 141 588 candidats inscrits au bac 2017 (19% des candidats) dont 23 176 pour le bac ST2S en juin 2018 ?
Cette réalité statistique mais aussi cette spécificité française n'était-elle pas en vérité un handicap pour ses bénéficiaires, une "tache" dans leur parcours, une impossibilité ensuite d'accéder à l'Université, aux Grandes écoles et plus tard aux postes d'encadrement, de direction ?
Ne fallait-il pas profiter de cette réforme pour un seul lycée, un seul bac, une seule pédagogie ?

Ce point de vue se retrouve dans le rapport qui indique "vouloir réduire la distance entre les enseignements généraux et technologiques ou encore croiser les enseignements technologiques majeurs avec des disciplines générales", par exemple associer STSS avec SVT.
Cette première lecture est nuancée avec la recherche d'un point d'équilibre souhaité et le constat en définitif de "reconnaître la légitimité et la pertinence de la voie technologique, de ses modes d'enseignement ou encore sa spécificité avec ses formes particulières de pédagogie qui conviennent à une bonne partie des élèves et de leurs professeurs".
On peut alors en déduire une apparente contradiction ou au minimum une contrainte qui s'impose, l'obligation de maintenir les disciplines technologiques en leur offrant le privilège de devenir des "majeures".
 Ainsi l'enseignement de STSS pourrait devenir une des unités d'approfondissement dans les lycées qui l'inscriraient dans leur carte de formation, sans doute les mêmes qu'aujourd'hui !

Des interrogations subsistent cependant sur cette majeure technologique : quel volume horaire… ? Alors que le rapport suggère au maximum 15 heures en classe terminale à répartir entre deux majeures et deux mineures !
Quelle place dans ce cadre pour les activités technologiques actuelles, pour la réalisation d'un projet technologique ou encore pour une pédagogie différenciée grâce aux groupes à effectif réduit ?
Quelle place pour préparer les élèves à leurs études supérieures de santé publique et d'action sociale même si l'admissibilité aux écoles semble dès 2019 conditionnée au seul « Parcoursup » ?

Confirmation est donnée actuellement pour un nouvel examen en 2021 mais la prudence est de rigueur pour l'application du nouveau lycée. Ainsi à la rentrée 2018 la classe de Seconde devrait ressembler à celle actuelle.
Il ne serait plus question de semestrialisation ou encore de choix de discipline majeure, sans doute une décision réaliste alors que les moyens académiques ont déjà été alloués sur la base des enseignements actuels !
Que sera-t-il décidé pour la rentrée 2019 en classe de première, tel est l'enjeu pour la classe, pour les enseignements, en particulier technologiques.
Veille et vigilance semblent plus que jamais nécessaires dans ce qui pourrait ressembler à la fable du Lièvre et de la Tortue !

A très bientôt !!