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Polyvalence ou spécialisation
des voies de formation ?

Edito janvier 2015 - Association des Professeurs de Sciences Médico-sociales

En fin d’année 2014, le débat portait une fois de plus sur l’efficience éducative, résultant de stratégies différentes, de polyvalence ou de spécialisation des voies de formation.
Un rapport de l’Inspection Générale, publié en décembre 2014, analysait l’impact de la création des lycées polyvalents et de la labellisation « lycée des métiers » sur les résultats des élèves et sur leurs parcours de formation. Il  recommande la première formule sur la seconde.
Dans le même temps, Geneviève Fioraso présentait, le 19 décembre, une nouvelle filière supérieure professionnelle prévue pour la rentrée 2016, avec la création d’un brevet professionnel supérieur aux côtés du brevet de technicien supérieur. Ce dernier ne peut plus « absorber » le flux des nouveaux bacheliers professionnels (155 000 en 2013 contre 119 000 en 2010).

En ce début d’année 2015, cette contradiction reste toujours à résoudre, même si des dispositifs existent déjà (lycée des métiers en 2001, campus des métiers en 2013), permettant de tendre vers une plus grande mixité des publics, une fluidité des parcours et une optimisation des moyens.
La discussion est déjà bien présente au sein des lycées polyvalents (représentant la majorité des établissements avec une offre technologique tertiaire ou industrielle).
Comme au Collège, la polyvalence et l’accueil de tous les élèves « troublent » dès la classe de seconde. Depuis la dernière réforme du lycée, les enseignements d’exploration ne sont souvent que des « alibis » pour une spécialisation qui se justifie par les résultats scolaires dans les matières jugées fondamentales, prédestinant ainsi à une orientation  vers les séries générales et, à défaut, vers les séries technologiques.
La spécialisation est la marque d’une évaluation qui s’appuie sur la culture et les ambitions de l’élève et qui légitime une orientation prioritaire vers les sections scientifiques, littéraires, économiques et sociales.
Le système éducatif ne fait ici que reproduire  les rôles attendus dans chaque organisation, séparant les tâches d’exécution et celles de conception et d’encadrement. Ce cloisonnement des aptitudes facilite la réponse pédagogique aux besoins supposés et permet à chaque acteur de se positionner, d’acquérir une identité sociale et professionnelle.

En ce début d’année 2015, la proposition du Ministère de l’Enseignement Supérieur renforce la spécialisation en introduisant la notion de filière professionnelle de la seconde professionnelle aux « BPS », qui aurait (c’est la filière ? qui aurait) une matrice (c’est quoi ?) spécifique, de préférence par alternance et financés(les BPS ?) par les entreprises.
Ce nouveau diplôme de niveau 3 conduirait aussi aux licences professionnelles et permettrait d’éviter les échecs en STS, mais surtout, en IUT ou encore à l’Université !
Cette initiative serait une réponse (comme souligné ci-dessus) à l’augmentation des bacheliers professionnels et à leur volonté de poursuivre des études supérieures (plus de la moitié d’entre eux selon les enquêtes).
Il s’agirait, avec ce nouveau diplôme,  de démocratiser l’accès à l’Enseignement Supérieur grâce à une discrimination positive.

Peut-on dépasser la contradiction entre polyvalence et spécialisation ? Ne peut-on pas promouvoir la mutualisation sur un même lieu, ou dans un même réseau, entre les lycées généraux, technologiques et professionnels, sans omettre  l’Université ? D’où l’idée de campus qui faciliteraient les transitions et, surtout, la promotion professionnelle, pourquoi pas, tout au long de la vie…
Pour l’Inspection Générale, cette mutualisation n’aurait de succès qu’à certaines conditions, sans doute difficiles à réunir : équilibrer le nombre d’élèves entre toutes les voies, décloisonner des services, avoir une dotation unique et un seul projet pour l’établissement !
Le véritable décloisonnement serait déjà celui des mentalités et des regards sociaux. La distinction, la spécialisation n’est –elle pas aussi source de richesse pour la société, à condition qu’elle ne soit pas subie ?!
En bref...
Brève
Plan étudiant pour la rentrée 2018 :

Présentation des mesures gouvernementales en date du 30 octobre 2017 :
http://cache.media.enseignementsup-recherche.gouv.fr/file/concertation/02/3/DP_plan_etudiants_web_839023.pdf