Santé et Société

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Réforme du bac, réforme de l'admission dans les IFSI et EFTS, réformes à venir...
L'APSMS consultée et participante
Edito de novembre 2018




Le frugalisme dans le monde de l'Education n'est pas d'actualité, tout bouge et tout se précipite !
Depuis quelques mois le système éducatif est percuté par les forces du changement décidées par le Ministère, de la maternelle à l'enseignement supérieur et en particulier pour les lycéens et leurs familles qui s'interrogent avec leurs enseignants sur cette production de discours, de rapports, de textes administratifs, de consultations...
Après le rapport Mathiot sur le nouveau bac 2021, après l'universitarisation des études paramédicales, après de nouveaux référentiels pour les métiers du social, une concertation est ouverte depuis le 19 octobre sur le développement et la modernisation des filières courtes professionnalisantes dans l'enseignement supérieur (BTS, DUT) alors que la réforme des licences est en cours dans le cadre de la loi Orientation et Réussite (ORE) et la suppression du numérus clausus des études de santé annoncée pour 2022.

Interrogatifs, les acteurs de l'éducation se questionnent dès à présent et pour la rentrée prochaine sur comment accompagner l'apprenant dans son parcours de réussite alors que les silos sont déconstruits sauf pour la filière technologique afin de privilégier d'autres organisations promises comme modulaires, réversibles, adaptables aux besoins de chacun avec un droit à l'erreur mais aussi au répit...
Ainsi le baccalauréat met fin aux séries pour les remplacer par des spécialités, ainsi Parcoursup propose des orientations variables dans le temps, ainsi les algorithmes sont mis au service de chaque profil, de chaque désir ou presque !.
Ainsi les élèves entrés en Seconde à la rentrée 2019 devront faire le choix d'une option générale ou technologique selon l'offre du lycée pour profiler leurs intérêts, les élèves de première devront choisir trois spécialités et ceux de terminale en 2020 deux parmi une offre que les experts vont resituer dans les anciens schémas qui rassurent, littéraire, scientifique ou économique et social ! La voie technologique est dispensée de cette traduction !

Interrogative, la série ST2S est également impactée par ces changements de programmes, d'évaluations mais surtout par les nouvelles conditions d'admission dans les instituts de formation aux métiers de la santé et du social et plus précisément pour les IFSI et IRTS.
Les concours s'effacent pour Parcoursup supprimant ce que certains considéraient comme une double "peine" en classe terminale, une pression qui reportait l'entrée en formation d'un an et favorisait les classes préparatoires souvent privées à but lucratif et leur coût non négligeable pour les familles.

Ces changements ne suppriment pas toute incertitude notamment dans les informations apportées aujourd'hui sur les sites ou les salons, d'autant plus que les IRTS semblent maintenir en 2019 des oraux d'admission et peut-être des prépas alors que la sélection des IFSI se fera uniquement sur la dossier Parcoursup et ses pièces demandées, sans prépas à partir de 2019/2020 mais avec des dispositifs de soutien pour les admis avec un "oui/si".
Que deviendront aussi ceux qui auront une réponse négative et qui devront patienter une année supplémentaire pour se représenter ?

Toujours présente, l'APSMS a été partie prenante dès le printemps 2018 sur ce dossier, a rencontré les principaux responsables chargés de la conception et aujourd'hui de l'application des réformes que ce soit pour le baccalauréat ou les nouvelles modalités d'admission qui remplacent les concours.
Sur le second sujet, à chaque entretien ou lors des commissions de travail avec les représentants de l'Enseignement Supérieur et les représentants de la Santé, l'objectif a toujours été d'expliciter l'originalité de notre formation secondaire, le profil de nos élèves, qui pour une partie, s'étaient engagés dès la fin de la troisième pour exercer ces métiers.
A chaque rencontre, il a été rappelé le pourcentage des bacheliers ST2S présents dans les formations et la nécessité de retrouver à minima ces chiffres qui se traduisent pour les centres de formation par une sécurité dans le recrutement ; peu de bacheliers ST2S se réorientent ou échouent en première année !
Avec la parution de l'arrêté attendu mi novembre, avec la publication des attendus sur le site, il restera à sensibiliser nos collègues de toutes les disciplines, les équipes de direction des lycées à préparer les élèves à l'écriture de leur dossier et à développer des partenariats avec les IFSI du territoire, à demander de faire partie des jurys chargés d'évaluer...

L'APSMS est convaincue que tous les acteurs du système éducatif se mobiliseront au cours des quatre mois, que nos élèves réussiront tout autant sinon mieux que ceux des séries générales pour accéder à ces formations qui correspondent à leur projet.