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N° 21 – juillet 2017 - Association des Professeurs de Sciences Médico-Sociales (APSMS)

Alors que la session du Baccalauréat de juin 2017 vient de s’achever, tous les regards sont portés depuis quelques mois sur l’orientation de ces nouveaux bacheliers qui vont rejoindre leurs aînés, parfois en échec après une première année universitaire.
Les inscriptions dans l’Enseignement Supérieur poursuivent leur augmentation (+ 2,3% en 2016/2017) et avec cette même tendance conduire en 2025 au chiffre global de 2,9 millions d’étudiants.
Ces statistiques interrogent de nombreux chercheurs, politiques et surtout universitaires qui s’interrogent sur le système actuel et en particulier comment donner plus d’efficience dans un rapport collectif et personnel.
La première dimension est financière mais aussi socio économique pour prévoir les qualifications et emplois de demain, la seconde est socio psychologique, comment assurer une transition vers l’autonomie et donner les mêmes chances à chacun.
La tendance « lourde » depuis quelques années est de distinguer deux publics, l’un apte à suivre des études ambitieuses et longues, l’autre à se rapprocher du milieu professionnel avec un niveau de technicien.
Cette analyse porte le commentateur à séparer les bacheliers généraux de ceux technologiques et professionnels en offrant à ces derniers un parcours adapté à leurs besoins et à leurs compétences !
Le BTS est une des réponses les plus entendues et qui s’appuie sur la nature des candidatures et taux de réussite.
Les récentes décisions ministérielles, rectorales et des Régions ont conforté cette politique en imposant des quotas pour les bacheliers professionnels, des priorités (mentions TB ou Bien) pour les bacheliers professionnels et technologiques sans omettre un discours sur les bienfaits de l’apprentissage, de l’alternance.

Des données statistiques concordantes : une voie demandée et de la réussite
Dans la note d’information 17.05 du Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche parue en avril 2017, on peut lire qu’à la rentrée 2015, les bacheliers technologiques des quatre principales filières étaient 71,6% à s’être inscrits à l’Université dont 36,9% en STS, 11,5% en IUT.
L’entrée de ces bacheliers technologiques en STS était cependant plutôt en repli depuis 2010 au profit des bacheliers professionnels, la priorité affichée étant pour ces premiers de les orienter vers les IUT quand ils existent pour leur spécialité !
Les projections entre 2015 et 2025 sont une hausse de 7,1% en STS, imputable aux effectifs des bacheliers professionnels qui seraient 20,5% à poursuivre chaque année vers cette voie.
Dans la note flash du même Ministère n°6 du juin 2017 sur les voeux d’orientation inscrits sur APB en 2017, la filière STS reste privilégiée par les candidats des séries technologiques (plus de 50% contre 19,6% en IUT) et davantage pour les bacheliers professionnels (80,2% des premiers voeux comme en 2016 et 2015).
La filière choisie en premier voeu est fortement redemandée en toute logique dans les voeux suivants.
La note flash n° 9 de juillet 2017 présente les indicateurs de la session 2016 des bacheliers inscrits en 2013 en première année de STS.
Près de 80% sous statut scolaire sont passés en deuxième année de STS et 64% ont obtenu leur diplôme en deux ans. Le taux de réussite varie selon la série et la mention du bac obtenu, 83% pour les bacheliers généraux, 71% pour les bacheliers technologiques et 48% pour les bacheliers professionnels.
Le taux de réussite en deux ans est supérieur dans la spécialité Services mais aussi pour les femmes et pour le parent référent. PCS favorisé.

La place des bacheliers ST2S en STS: une alternative aux concours
Au préalable, il faut rappeler le constat statistique tronqué des poursuites d’études de ce bac, présenté dans les documents professionnels comme de vulgarisation comme celui avec un taux d’inscription dans l’Enseignement Supérieur le plus faible (46,4% en 2014) et avec une réussite en licence médiocre.
Il n’est fait que peu état de l’entrée dans des formations sanitaires et sociales hors APB ou encore dans des années préparatoires aux concours.
Dans une étude publiée en 2015, à la rentrée 2014, sur moins d’un bachelier ST2S sur deux inscrit dans l’enseignement supérieur, 11,70% auraient choisi de préparer un BTS, parfois plus (18% dans l’Académie de Nancy Metz)
APB 2017 offrait 3 353 places en ESF et 2 817 en SP3S ou encore 1 074 places en ABM. Le taux de pression est souvent important pour ces trois BTS.
Nombre de bacheliers STMS titulaires d’un BTS poursuivent ensuite d’autres études supérieures en licence professionnelle ou encore pour préparer le DECESF.